L'industrie de la soie

Depuis plus de deux siècles, l'Ardèche est le numéro 1 français pour le moulinage des fibres textiles, d'abord pour la torsion du fil de soie naturelle et par la suite pour la texturation des fils synthétiques.

La sériciculture

La soie est produite par le vers à soie. C'est la chenille du bombyx mori qui fabrique un cocon pour se protéger au moment de se métamorphoser en papillon. Pour cela, elle sécrète un fil de soie d'une longueur moyenne de 1 200 mètres.

La première étape pour obtenir de la soie consiste donc à élever (éduquer) des vers à soie dans des magnaneries, et accessoirement à cultiver les mûriers qui constituent leur alimentation.

La filature

La filature c'est la seconde seconde étape pour obtenir de la soie. Cela consiste à défaire (dévider) le cocon comme on le ferait avec une pelote de laine, après l'avoir trempé dans de l'eau chaude pour rammolir le grés, la substance qui collait l'ensemble.

Le fil de soie obtenu est très long mais aussi très fragile. C'est pourquoi on dévidait plusieurs cocons en même temps (entre 4 et 12) et en séchant le grès recollait les brins entre eux.

Au début, la filature était réalisé par les sériciculteurs avant que des usines spécialisées soient construites au 19° siècle.

Le moulinage

Le fil de grège obtenue à la sortie de la filature est de couleur écrue mais il n'est pas possible de le teindre à cause du grès qui maintient les brins entre eux.

La troisième étape pour obtenir de la soie va donc consister à enlever cette colle puis à refixer les brins ensemble en tordant le fil sur lui-même. La machine conçue pour tordre le fil étant un moulin, on parle donc de moulinages, mais aussi de moulineries ou encore de fabriques à soie pour désigner les usines où s'exerçait cette activité.

En plus de permettre la teinture, le moulinage améliore la qualité du fil obtenu : il est plus résistant, plus régulier et cela lui donne plus de souplesse. C'est d'ailleurs le fait que le moulinage apporte les mêmes avantages avec la soie synthétique qui explique que cette activité ait pu perdurer au 20° siècle.

Les autres opérations

A l'issue de ces différentes étapes, le fil de soie ardéchois était alors prêt à partir vers la région lyonnaise pour y être exloité : teinture, ourdissage, tissage, confection, etc...

Pour en savoir plus sur la soie en Ardèche

Saint-Privat